Category Archives: Lectures

ASAP Presentation on “Revolutionizing Aesthetics”

On October 18, 2018, I was very pleased to have had the opportunity to present, with Jennifer Ponce de León, our collaborative book project on “Revolutionizing Aesthetics” at the annual conference of the Association for the Study of the Arts of the Present (ASAP).

Discussion with Jennifer Ponce de León on Aesthetics and Revolution

Here is the discussion that I had with Jennifer Ponce de León at the Critical Theory Workshop / Atelier de Théorie Critique in Paris on June 25, 2018, entitled “The Art of Moving through the Looking Glass: Aesthetics and Revolution”:

Discussion with Seloua Luste Boulbina and Jennifer Ponce de León on the Limits of Decolonial Theory

Here is the discussion that I had with Jennifer Ponce de León and Seloua Luste Boulbina at the Critical Theory Workshop / Atelier de Théorie Critique in Paris on June 18, 2018, entitled “Is the ‘Decolonial Turn’ a Colonial Return?“:

Lecture and Book Discussion at Yale

51GyEIiJWHL._SX331_BO1,204,203,200_I will be presenting and discussing chapter two of Counter-History of the Present , entitled “Are We Really Living in a Technological Era?,” at Yale University on Friday April 6th, 2018 at 12 p.m. (Loria, 190 York Street, Room B-50). The event is organized by the Internet Culture Working Group and co-sponsored by the Marxism and culture Working Group. In addition to discussing this chapter and framing it in relation to the overall project of a counter-history of the present, I will outline my current research on the subterranean history of the national security state’s manipulation of the intellectual and cultural means of production.

Lecture on Critical Theory at MSU

I presented the following lecture at Missouri State University on March 22, 2018: “Critical and Radical Theory: Toward the Reinvention of Critique in the Current Conjuncture.”

Abstract
This paper proposes a critique of critical reason. Neither a full-scale rejection nor a simple internal modification, such a critique seeks to foreground both the strengths and limitations of some of the dominant strategies, methodologies and sociopolitical orientations of critical theory, broadly construed. The ultimate goal is hence affirmative and productive: to rethink critical social theory for the 21st century.

Although the general stakes of the paper touch on issues integral to ‘continental’ philosophy since at least Kant, it will specifically concentrate on the Frankfurt School heritage. It takes Horkheimer’s canonical essay, “Traditional and Critical Theory,” as its palimpsestic reference point in order to sketch the lineaments of a radical theory. Understood as an attempt to reflexively reinvigorate social theory beyond its now institutionalized forms of ‘traditional critical theory,’ it questions the latter’s persistent Eurocentrism and phallocentrism, its academic distance from political praxis, its contemporary professionalization as a brand of moral and political philosophy, and its gradual withdrawal from the daunting project of an analysis of society in toto (from psychic forces and aesthetics to political economy and history).

The overall objective of the paper will thus be to work through one of the major critical traditions in continental philosophy in order to push beyond it, subjecting it to a critique that aims at honing a radical edge too often dulled by the institution of ‘critical theory.’

 

Conférence et lancement du séminaire sur la socio-philosophie

Pour lancer notre séminaire à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (voir les détails ci-dessous ou cliquer ici), je fais une intervention aujourd’hui le 17 novembre intitulée “Socio-philosophie et contre-histoire du temps présent”.

Socio-philosophie du temps présent. Enjeux épistémologiques, méthodologiques et critiques

  • Pierre-Antoine Chardel, professeur à l’Institut Mines-Télécom (TH) ( IIAC-CEM )Cet enseignant est référent pour cette UE
  • Valérie Charolles, conseillère référendaire à la Cour des comptes ( IIAC-CEM )
  • Gabriel Rockhill, professeur à l’Université Villanova (USA) ( Hors EHESS )

Ce séminaire a pour vocation de réfléchir aux conditions de possibilité de l’émergence d’une socio-philosophie du temps présent. Il prendra la démocratie et la technologie comme premiers champs de questionnement pour justifier cette articulation entre philosophie et sociologie. La conviction qui anime cette ambition de délimiter un tel geste, à la fois pratique et théorique, renvoie d’une part au fait que les complexités du monde actuel nous incitent à interroger la manière dont nous pouvons philosophiquement nous en saisir tout en échappant aux tentations de leur mise en système. D’autre part, la plupart des crises auxquelles nous nous heurtons (sur le plan économique, politique ou écologique) nous imposent de réfléchir aux enjeux épistémologiques, éthiques et méthodologiques de nos pratiques théoriques en vue de questionner leurs fondements, leurs présupposés, mais également leur ethnocentrisme sous-jacent.

Nous assumerons dans cette perspective le fait que la philosophie doit, plus que jamais, se pratiquer en se tenant au plus près des affaires humaines, en tissant de la sorte un dialogue aussi riche que possible avec les sciences sociales (la socio-anthropologie, la socio-histoire et la socio-économie plus particulièrement). Il s’agira enfin, dans le cours de nos séances, de nous pencher sur certaines grandes catégories de pensée dont nous avons principalement héritées d’une philosophie dite « gréco-occidentale », en essayant de les analyser à nouveaux frais en vue d’assumer une pratique théorique immanente et plurielle qui puisse s’attacher à forger des cartographies alternatives dans notre compréhension du monde au travers de ses dimensions sociales, technologiques, matérielles et symboliques. Car il y a toujours plusieurs forces à l’oeuvre dans ce que l’on désigne par les termes de « société du spectacle », « économie néolibérale », « société de l’information », ou de démocratie dite « représentative ». Compte-tenu de la pluralité des facteurs qui interviennent dans la construction de nos univers intimes, économiques, sociaux, culturels et symboliques, force est de reconnaître que « le monde contemporain » est constitutivement multidimensionnel, porté par des régimes d’énonciation hétérogènes : il appelle l’élaboration d’une pensée critique du temps présent, qui se confronte au plan épistémologique, méthodologique et éthique à ces différences.

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